En lien avec l’article sur Odilon Redon, ces quelques poèmes de Noëlle nous transportent vers l’univers de l’artiste, univers fait de rêverie, d’émerveillement, de nature et de voyages dans l’imaginaire :

Retour en enfance quand la lune nous surprenait encore au passage devant le vélux, quand on jouait avec la lumière du soleil, quand on collectionnait les marrons si précieux, quand on courait après les oiseaux, quand on cherchait des fossiles dans les cailloux…
Où es-tu passé ? Faut-il que nous soyons si blasés pour ne plus entendre le coeur de la nature battre dans les chants des oiseaux, dans les caresses des rayons de lune, dans l’odeur de la pluie d’orage ?
Je veux m’étonner encore et encore. Je refuse de me laisser submerger par le monde si sérieux des adultes. Et je remercie mes enfants de me prêter leurs lunettes merveilleuses chaque jour, jusqu’à ce qu’ils deviennent trop grands eux aussi…

Je veux t’entourer de ma nature
La feuille d’automne qui t’illumine de sa couleur en tombant
Le clapotis de l’eau qui te joue une symphonie légère
Le tourbillon du vent qui te téléporte où tu veux
Le grain de poussière filante qui appelle ton vœu le plus cher
Toutes ces choses que l’on oublie de regarder…
Je t’offrirai l’émerveillement d’un amour éternellement renouvelé
Donne-moi juste ta main !

La vie, petite, est une jungle
De grands arbres,
Imposants et immenses
Des bruits étranges,
Des animaux sauvages
Et terribles,
Tant de menaces,
Ça fait peur, c’est sûr
Mais oublie les fantômes
Que tu crois voir rôder
Oublie la peur-poison
Qui paralyse tes sens
Et regarde au fond de toi
En ton âme de chaman
Ecoute ce qu’elle te dit
Avance avec confiance
Tu côtoieras les fées
Et parleras au monde
Tu seras le monde
Tu seras la vie
Petite fée jolie
Du haut de ta feuille
Montre-moi le chemin
De l’Univers
Touchée par la grâce de ton aile,
Petite fée,
Mon épaule s’est teintée d’arc-en-ciel
Noelle Jean Pierre
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